En ces périodes de voeux, rien de tel que de se remémorer cet grand album qu’est Wish des Cure. Oui, car Wish est un grand album de The Cure. Un pied dans la “pop stupide” (comme aime à l’appeler le gros Bob) et un pied dans la tombe. D’ailleurs, le relatif echec (relatif car il a bien marché, mais les critiques ont été… comment dire… plus que sceptiques) de cet album tient tout entier dans le “miscasting” des singles. En effet, les trois singles issus de ce disque ne présentaient que le versant pop du disque, occultant complètement la face sombre. Mais même dans les titres pop (High, Doing the unstuck, Friday i’m in love), on sent que Cure tente de se rappeler aux groupes indie pop du moment (Ride et My Bloody Valentine notamment), avec moultes guitares fuzz, basses rondes et son compact.
Et coté sombre, on est servi avec quelques pièces de choix : Open qui ouvre le disque et son corrolaire End qui clot celui-ci sont deux titres abrasifs, tendus et hypnothiques avec un son et des effets qui vous prennent à la gorge. Never Enough, le titre inédit sur la compil de remixes paru juste avant avait bien annoncé la couleur. Apart et Trust, les deux ballades suicidaires, sont maitrisées de bout en bout, avec un Bob qui semble n’avoir jamais aussi bien chanté le spleen (comme sur To Wish Impossible Things). Et en apothéose, From the Edge of The Deep Green Sea, long trip sous acide, est devenu un classique.
Bref, vous l’aurez compris, Wish pour moi est un très bon Cure, un album à réhabiliter de toute urgence.
Je n’ai donc qu’un seul voeu : réécoutez Wish !

Il est parfois des concerts comme des repas entre potes. On y va, sûr de passer une bonne soirée, mais en terrain connu. Et puis, une fois arrivé sur place, on fait la connaissance de gens qu’on ne s’attendait pas à voir, mais qui s’avèrent sympathiques et qui apportent un peu la cerise sur le gâteau d’un bon moment prévisible.