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10/18/2006

Jeremy Enigk - The Return of the Frog Queen

Catégorie : Folk, Pop — JP @ 1:24

Jeremy Enigk etait, dans les années 90, le leader d’un groupe rock/grunge/emocore/prog(????) de Seattle nommé Sunny Day Real Estate. Ce groupe connaitra un destin très rock and roll : Enigk se barre au bout de 2 albums pour vivre sa foi, la section rythmique rejoint Dave Grohl au sein des Foo Fighters, Enigk revient dans le groupe pour 2 autres albums, le dernier ne connaissant qu’une distribution limitée dûe à l’explosion en plein vol du label sur lequel avait signé SDRE. Bref, la vie d’un groupe quoi :)

Voilà pour planter le décor. En 1996, Jeremy Enigk décide donc de sortir un album solo. Et pour tout dire, c’est plutôt un album surprenant quand on connait SDRE. En lieu et place des guitares distordues et du mattraquage rock, Jeremy Enigk décide de nous balancer sa tristesse sur fond d’orchestre et de guitares acoustiques, délivrant ainsi un album de pop baroque dépressive de toute beauté. Soit le croisement improbable de Left Banke et de Nirvana.

30 minutes de bonheur. Et dire que j’avais laissé dormir ce disque sur mon étagère depuis un bon moment…

Deux extraits : Carnival et Shade and the black hat

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10/16/2006

The Lovetones - Meditations

Catégorie : Pop, Rock — JP @ 12:09

MeditationsThe Lovetones est un groupe originaire d’Australie. Il a sillonné le globe en compagnie de The Brian JoneStown Massacre, et Matthew Tow, âme de Lovetones, a d’ailleurs officié en tant que guitariste dans ce groupe. Aussi n’est on pas étonné de retrouver dans cet opus un peu les mêmes influences que BJM : pop sixties, folk, rock and roll et psychédélisme.

Sauf que The Lovetones évolue � mon avis dans une musique plus “trip mélodique” � la John Lennon ou encore � la Bowie, soit un melange de guitares acoustiques et saturées, des chansons qui n’hésitent pas � partir un poil en vrille par moment tout en gardant une évidence pop, notamment grâce aux lignes vocales vraiment bien senties. Par moment, des claviers planants évoquent les Floyd, et certains arrangements laissent présager d’une certaine tendance � la fumette :)

Quoi qu’il en soit, ce deuxieme album des Lovetones est une vraie réussite dans le genre psyché, réussissant � convoquer ses modèles sans tourner au pastiche, et il possède assez de moments de grâce pour trouver une place dans votre discothèque.

Deux petits morceaux :

Come Home : un titre � la Lennon avec sa mélodie évidente et fédératrice.
Inside a dream : fermez les yeux et vous êtes chez ELO ou chez les Travelling Wilburrys avec ses lignes de slide et ses rythmiques � la guitare seche.

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10/2/2006

Roger Manning - The Land of Pure Imagination

Catégorie : Pop — JP @ 11:48

The Land of Pure ImaginationEn voilà une bonne surprise !

Je vous ai déjà parlé de mon admiration pour Roger Manning, l’homme derrière les claviers de Beck ou de Air, l’un des fondateurs de Jellyfish, d’Imperial Drag ou des inénarrables Moog Cookbook. Et voilà qu’il nous sort son 1er album solo, presque en catimini.

Dire que les fans de Jellyfish (dont je fais partie) attendaient çà avec impatience est un euphémisme… Et pour notre plus grand bonheur, l’attente valait vraiment la peine. Roger Manning nous a sorti un album de très grande tenue. On a l’impression de retrouver un pendant version claviers des albums de Jason Falkner : mélodies à tiroirs dans la décontraction la plus totale, travail énorme sur les harmonies vocales, placement parfait des instruments.

Dans The Land of Pure Imagination, on se retrouve avec le penchant le plus “enfantin” de Jellyfish, c’est à dire une collection de titres dans la veine des Sebrina Paste and Plato et autres Bedspring Kiss. Les chansons, toutes interprétées intégralement par Manning (instruments et voix) évoquent tour à tour les Beach Boys, XTC, les 4 de Liverpool, les crooners des années 50, le funk 70’s matiné de power pop… bref, chaque titre renferme de quoi en faire 3 à chaque fois. La production est admirable, et malgré la complexité des arrangements, tout semble couler de source. Un vrai travail d’orfèvre qui ne vous sautera aux oreilles qu’à la 5eme écoute au moins.
Merci Roger, on attend le prochain maintenant… et pas dans 10 ans s’il te plait :)

The Land of Pure Imagination : morceau d’ouverture de l’album, comme une profession de foi.
Sandman : peut etre l’un de ses plus beaux titres, période Jellyfish comprise. Une sorte de Hush (morceau d’ouverture de Spilt Milk) en plus abouti encore.

Pour l’acheter, deux solution s’offrent à vous : le commander sur Amazon pour une bouchée de pain, ou aller sur Not Lame et bénéficier de bonus…