2/28/2006

On continue avec les groupes ensoleillés :)
Silver Sunshine est un groupe de San Diego qui a dû resté bloqué dans les années 66-68. Dans ce premier disque, tout sonne gentiment psyche-garage-pop : melodies tagada, effets de mix de rigueur (bandes inversées, voix phasées et j’en passe), choeurs chantilly… ils ont potassé leurs classiques, des Kinks aux Seeds en passant par les Beatles. Bref ils auraient pu figurer sur “Sons of Nuggets” sans peine :)
Le seul petit problème, c’est qu’ trop potasser ses classiques, l’auditeur averti finit par repérer les emprunts un peu trop évidents. Ainsi “I see the silver sunshine” ressemble s’y méprendre “I can hear the grass grow” des Move, “Velvet skies” réutilise la rythmique et la dynamique générale de “Taxman” des Beatles, “Way up in the big sky” (en écoute) lorgne clairement du coté de “Sunny Afternoon” des Kinks, etc, etc.. remarquez, il y a pire comme référence.
Donc ne boudons pas notre plaisir, ce disque s’apprécie pleinement grace aux talents mis en présence, l’étonnante fraicheur qui se dégage de l’ensemble et la qualité générale des compos.
Quoi qu’il en soit, ce premier opus est l’un de mes coup de coeur de l’année 2005.
Attendons le prochain album ou la personnalité du groupe se fera surement plus sentir, l’instar du titre Nightmares (en écoute).
Nightmares
Way up in the big sky
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2/27/2006

Et hop, on reprend les bonnes habitudes : parlons pop :)
Voil un groupe ricain découvert la fin de l’année 2005 sur les conseils avisés d’un disquaire dijonnais. Avec Apollo Sunshine, on nage en plein garage rock américain teinté de pop psychédelique. C’est bien simple, on a l’impression que la moitié du disque provient de Let It Be - Naked ou de la face la plus rugueuse de la discographie des Beatles, celle ou ils (John surtout) se prenaient pour des américains. Donc que du classique : basse batterie guitare, un ou deux claviers, et des xylo qui trainent sur les titres les plus acoustiques, voire quelques embardées countrysantes. Rien de révolutionnaire, mais un sacré bon disque, énergique, mélodique, qui fout de bonne humeur.
Des fois on en demande pas plus.
Allez hop, deux extraits :
Flip : morceau d’ouverture de l’album, l’un des plus long du haut de ses 4′15 :) C’est gentiment barré et acide, ç descend comment un trip halluciné…yeah.
Eyes : une vraie pop song qui respire la joie de vivre, sans prétention. A écouter sur la terrasse, ou en décapotable… enfin attendez un peu quand même ;)
Achetez ce disque, il est vraiment pas cher
2/16/2006

Une fois n’est pas coutume, ce blog ne va pas parler de pop ou de rock, mais plutot de soul et de funk. Une occasion pour moi de crier ici mon admiration sans bornes pour un artiste nommé de nouveau Prince (j’y reviendrai ici même un de ces jours je pense…).
Mon pote Raphy ( qui avait parlé de Polarsun dans son audioblog Schkopod) se démène depuis des années pour organiser des soirées axées sur la musique de Prince, du Minneapolis sound et du funk en général. L’année derniere, il a réussi a faire venir Kip Blackshire, un “collegue” occasionnel de Prince. Celui ci a semble t il apprécié l’accueil, puisqu’il revient pour une soirée. C’est pour beaucoup d’entre vous l’occasion de découvrir un artiste de talent, doté d’une magnifique voix, et surtout de passer une bonne soirée l’écoute d’une autre musique. Alors n’hésitez pas pousser la porte du Reservoir. En bonus, vous pourrez aussi découvrir le nouvel album de Prince, en avant premiere.
Voici le texte officiel de la soirée :
KIP BLACKSHIRE en concert DIMANCHE 19 MARS 2006
+ Prince (avant première)
KIP BLACKSHIRE a fait parti du N.P.G. (New Power Generation, le groupe légendaire qui accompagne Prince) pendant plus de 5 ans. On a pu le voir également partager la scène avec George Clinton, Erykah Badu, Alicia Keys, Macy Gray, Maceo Parker et bien d’autres.
Après avoir assuré la première partie de plusieurs concerts de la méga tournée «Musicology Tour» de Prince aux États Unis, KIP BLACKSHIRE vient nous présenter «en live» son album solo “the 11th Hour” teinté de Soul, de Funk et de R&B. En plus de ses chansons, KIP BLACKSHIRE revisite les standards Funk, de Stevie Wonder Musiq Soulchild en passant par Sly Stone, James Brown, Maceo Parker…
Le 19 mars il fait une nouvelle halte au Résevoir, dans le cadre de sa série de concerts européens, une occasion unique de profiter de ces rares moments groove “made in Minneapolis”. Son passage en mars 2005 fut un véritable succès, et il revient suite la demande du public.
De plus , en exclusivité mondiale, pré- écoute du nouvel album de Prince intitulé “3121″, dont la sortie est prévue le 21 mars 2006
NPG PARTY
DIMANCHE 19 MARS 2006
au Réservoir partir de 20h
16, rue de la Forge Royale
Paris 11e - Métro : Ledru Rollin
Entrée : 10 Euros
Plus d’infos sur :
http://www.npgparty.com
http://www.kipblackshire.com
http://www.schkopi.com/forum
2/1/2006
J’aurais du vous parler de cet album avant celui d’Elbow. Car il s’agit sans conteste de mon album de l’année 2005. Mais j’avoue que je ne savais pas trop par où commencer… et je ne le sais toujours pas vrai dire.
Aerial est un album double, en plus d’etre un double album. Kate reprend le concept de Hounds of love (une face “chansons simples”, une autre “concept”) mais l’étend sur deux galettes, ayant accumulé assez de titres durant ces douze ans d’absence.
A Sea of Honey, le premier disque, est une collection de chansons très disparates mais s’enchainant la perfection. De l’ode impressionniste aux mathématiques de Pi, en passant par la contemplation pianistique des machines laver ou encore le fantome groovy d’Elvis et de Citizen Kane, Kate nous propose 7 titres d’une grande originalité mais très accessibles.
A Sky of Honey quant lui nous propose un voyage en 9 tableaux le long d’une journée normale, écouter le vent, les oiseaux, regarder un homme peindre, et contempler le changement de lumière. Bref, un voyage onirique ou il faut se laisser porter. Ce voyage necessite une certaine adaptation, mais surtout une attention de tous les instants, Kate travaillant la texture sonore comme un peintre joue de ses couleurs : par touches, par strates, par contrastes.
Apres 12 ans, Kate prouve qu’elle n’a rien perdu de son savoir faire, que se soit en terme d’écriture ou de production (une merveille), qu’elle se fout eperdument d’etre la mode, et qu’en plus sa voix a gagné en “couleur”. Et surtout, surtout, Kate n’a plus peur du silence. Il fait dorénavant parti intégrante des compositions qu’elle laisse respirer la maniere d’un Mark Hollis.
Album de l’année je vous dis.
Deux extraits, bien que cel me fasse mal de découper un tel album en tranche…
Pi : un titre dédié au fameux nombre, celui ci servant de refrain !
Prologue : l’entrée en matiere du deuxieme disque, une invitation au voyage.
Achetez cet album !!! (et les autres tant que vous y etes…)