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8/26/2005

The Boo Radleys - Giant Steps

Catégorie : Pop — JP @ 2:15

The Boo Radleys - Giant Steps 1993Tout juste un an après le plus que sympathique Everyting’s Alright Forever, les Boo remettent le couvert avec ce qui peut etre considéré comme un monument de la pop des 90’s, le superbe et enthousiasmant Giant Steps. Pour tout dire, cet album m’a profondément marqué � sa sortie et est l’un de ceux qui m’a donné envie de faire ce qu’on fait avec PolarSun.

Si les Boo ne sont définitivement pas doués pour les pochettes, celle de Giant Steps rivalisant de laideur avec celle de EAF (dont elle partage des éléments graphiques), il faut bien avouer que Martin a en revanche réellement fait un bond de géant dans la composition. Avec ce disque, les Boo quittent définitivement les rives de la simple noisy pop pour proposer un discours neuf entre classisisme pop, expérimentations sonores et bruit blanc. Les compos gagnent en saveur, les mélodies gagnent en efficacité et la production sublîme le tout, refusant de choisir entre mélodie et bordel.

Martin Carr sort l’artillerie de flutes, trompettes, clavecins et autres guitares acoustiques, mais saupoudre le tout de furie noisy faite de guitares fuzz, et colle parfois l� dessus des boites � rythmes trafiquées. Ainsi, on retrouve sur ce disque des morceaux dub transformés en classiques pop (les mythiques Lazarus et Upon 9th and fairchild), des virées psychés claustro (l’ébouriffant Butterfly Mc Queen), des tubes millésimés (au hasard I Hang suspended en ouverture, Wish i was skinny ou Barney and me), des incurtions acoustico-BeatleBoysiennes (Thinking of ways, One is for, White noise revisited). La voix de Sice trouve enfin sa place, devenant le parfait médium entre le public et les mots de Martin.

Bref, s’il vous faut un album de Boo, c’est celui l� (et les 3 suivants ;) !!!

Upon 9th and fairchild : un reggae blanc monstueux.
Butterfly Mc Queen : attention les oreilles en fin de morceau…
Barney and me : ou comment pondre un tube avec 2 accords :)

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8/24/2005

The Boo Radleys - Everythings Alright Forever

Catégorie : Pop — JP @ 12:47

The Boo RadleysA l’occasion de la sortie inespérée d’un double cd anthologique “Find the Way Out” chez Sanctuary Rcd, j’ai décidé de sortir de ma torpeur et de vous parler d’un de mes groupes préférés de tous les temps : The Boo Radleys.

Groupe génial mais doté du charisme d’une endive, les Boo Radleys n’ont jamais eu ne serait-ce que le 100eme du succès qu’ils méritaient, Creation ayant préféré porter ses efforts sur les fort en gueule du label, � savoir Oasis. Puisant au départ dans les influences noisy / shoegazing allant de Lush � My Bloody Valentine en passant par Ride, ils en retirent le gout des mélodies planquées sous des murs de guitares fuzz et de reverb. Mais l’inventivité de leurs arrangements et leur gout pour les mélodies � tiroirs allié � une réelle envie d’expérimenter va très rapidement les propulser au del� de la simple sphère noisy pop, imposant Martin Carr comme un des meilleurs songwriter des 90’s. Malheureusement, � des rès rares exceptions près (Wake Up Boo) , les ventes ne seront jamais au rendez-vous. De guerre lasse, ils se sépareront en 1998, laissant derrière eux une discographie exemplaire.

Formé au début des 90’s � Liverpool, les Boo Radleys se composent au départ de 4 personnes : Martin Carr (composition, guitares et backing vox), Sice (chant et guitares), Tim Brown (basse), et Steve Hewitt (batterie). Après un premier album “Ichabod and I” (que je ne connais pas), le batteur est remplacé par Rob Cieka. Pour la petite histoire, Steve Hewitt est aujourd’hui le batteur de Placebo.

Everything's alright forever - 1992En 1992, ils signent sur Creation et sortent l’ album qui nous occupent aujourd’hui, “Everything’s Allright Forever”. Autant le dire tout de suite, ce disque est un chef d’oeuvre “noisy-pop”. Et l’on sait déj� que les Boo ne feront rien comme tout le monde. Pour preuve, l’album s’ouvre sur une guitare aux réminiscences espagnoles, bientot rejoint par des trompettes, le tout se noyant progressivement sous la reverb. Et le reste est � l’avenant. Des titres bien rentre-dedans cotoient d’autres pieces courtes plus sucrées ou de lentes montées un rien psyché, mais avec toujours ce soucis de la mélodie qui tue. Seule la voix de Sice, encore trop en retrait, a du mal � trouver sa place. Le leitmotiv des Boo : ne pas se cantonner � un style, et s’amuser � brouiller les pistes en foutant le bordel dans les chansons.

Trois morceaux au menu aujourd’hui :

- Spaniard, morceau d’ouverture évoqué plus haut
- I feel nothing, perle assez représentative du style Boo
- Lazy day, tube � l’évidence mélodique imparable

La suite de l’histoire bientôt…

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8/3/2005

White Noise - An Electric Storm

Catégorie : Experimental, Pop — JP @ 1:21

Pochette originale Pochette réédition

Attention, OVNI.

Paru en 1969, An Electric Storm est une sorte de concept album réalisé quasi exclusivement avec des instruments electroniques : synthés, oscillateurs, générateurs de bruits…. Seules subsistent les voix, une ou deux guitares faméliques, et une batterie tantot pop, jazzy ou tribale.

Ce disque véritablement visionnaire propose deux ambiances distinctes, réparties sur chacune des deux faces.

Sur la premiere face, une succession de chansons “pop” … enfin… si on peu dire…

- Love without sound pose les bases du style. Sons electroniques, melodie chantée avec reverb et echo en pagaille, phaser, bruitage, créant un véritable film pour les oreilles.
- My game of loving, avec sa batterie en shuffle et ses voix en chapelets, se termine par une troublante séquence de “sample” de couples en plein ebats amoureux.
- Here come the fleas est une récréation charleston bourrée de bruitages � la Chapi Chapo. On est pas loin de Piere Henry ou de Michel Colombier.
- Firebird est peut etre le titre le plus “normal” de ce disque.
- Your hidden dreams, cotonneux et en apesanteur, se perd peu � peu dans un deluge de reverb/delay et un traitement original de la batterie.

Sur la deuxieme face on retrouve deux plages “énaurmes”.

- The visitations est une longue pièce de 11 minutes alternant moment de reveries ouatées et delires oppressants.
- The black mass : an electric storm in Hell est quand � elle une pièce que l’on peut qualifier de musique tribale, cauchemardesque et gavée de “bruits blancs”.

A la croisée de la pop, de la musique industrielle, de la musique concrete et du psychedelisme, cet album préfigure pas mal de courants musicaux, de la cold wave � l’electronica en passant par le krautrock. On peut ressentir son influence dans des groupes comme les Cocteau Twins ou, plus proche de nous, Archive et Broadcast.

A découvrir.

Love Without Sound
Here Comes The Fleas

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8/2/2005

Emitt Rhodes

Catégorie : Pop — JP @ 4:28

Emmit Rhodes - 1970
Le peer to peer a quand même du bon. Car sans lui, comment aurais-je pu découvrir (et vous faire découvrir) l’album éponyme de Emitt Rhodes, premier effort solo datant de 1970 et quasiment introuvable depuis des lustres en cd ???

Et, � l’écoute de cette merveille, cel� aurait été bien dommage de passer � coté. Réalisé “� la maison” et quasiment tout seul, cet album est rempli de mélodies chaudes et douces que la patine du temps rendent encore plus attachantes. C’est bien simple, on se croirait en face d’un album inédit de Mac Cartney juste après Abbey Road. Meme voix, meme evidence mélodique, meme “walking bass” : meme classe. A tel point qu’� la sortie de l’album, les Beatlesmaniaques ont cru qu’il s’agissait du nouveau Beatles dont une rumeur disait qu’il avait été volé avant leur séparation un peu plus tot dans l’année.

Le bonhomme sortira par la suite trois ou quatre albums et arretera au milieu des seventies.

Donc maintenant, il n’y a plus qu’� attendre une réédition décente… peut etre chez RevOla ou Sundazed, qui sait???

With my face on the floor
Promises i’ve made

Et donc, pas de lien pour l’acheter en ligne, vu qu’on le trouve pas… ou � des prix prohibitifs.