Un peu de pub pour une soirée qui s’annonce très très bien !

Pour vous donner envie, un petit teaser, issu de leur dernier passage au Reservoir :
Un peu de pub pour une soirée qui s’annonce très très bien !

Pour vous donner envie, un petit teaser, issu de leur dernier passage au Reservoir :
Attention, disque potache.
Neon Neon est la réunion de Gruff Rhys, ci-devant chanteur des Super Furry Animals, et Boom Bip, producteur hip hop/électro. Cet album “concept” est une ôde, un hommage à M DeLorean, l’inventeur de la voiture du même nom, immortalisée dans la saga Retour Vers le Futur. Autant dire un objet hautement symbolique d’une époque bling bling. La musique est à l’avenant. Que tous ceux qui sont horrifiés par les sonorités 80’s (boites à rythmes, les synthés cheap…) passent leur chemin. Pour les autres, ceux qui apprécient les Cars, Depeche Mode ou New Order, ainsi que tous les tubes un peu cons-cons mais terriblement accrocheurs et dansants de l’époque, ce disque est une véritable madeleine de Proust. Mais Boom Bip est un producteur actuel, aussi parsème t il le disque de références beaucoup plus R&B, tendance N*E*R*D ou Outkast, toujours à grand renfort de TR808 et de synthés vintage.
Les mélodies sont terriblement efficaces, la voix de Gruff est comme toujours parfaite, et la prod aux petits oignons, ce qui donne au final un disque sans prétention, totalement détendu et frais, qui touche dans le mille. Une manière de ne pas danser (trop) idiot en somme.
En ces périodes de voeux, rien de tel que de se remémorer cet grand album qu’est Wish des Cure. Oui, car Wish est un grand album de The Cure. Un pied dans la “pop stupide” (comme aime à l’appeler le gros Bob) et un pied dans la tombe. D’ailleurs, le relatif echec (relatif car il a bien marché, mais les critiques ont été… comment dire… plus que sceptiques) de cet album tient tout entier dans le “miscasting” des singles. En effet, les trois singles issus de ce disque ne présentaient que le versant pop du disque, occultant complètement la face sombre. Mais même dans les titres pop (High, Doing the unstuck, Friday i’m in love), on sent que Cure tente de se rappeler aux groupes indie pop du moment (Ride et My Bloody Valentine notamment), avec moultes guitares fuzz, basses rondes et son compact.
Et coté sombre, on est servi avec quelques pièces de choix : Open qui ouvre le disque et son corrolaire End qui clot celui-ci sont deux titres abrasifs, tendus et hypnothiques avec un son et des effets qui vous prennent à la gorge. Never Enough, le titre inédit sur la compil de remixes paru juste avant avait bien annoncé la couleur. Apart et Trust, les deux ballades suicidaires, sont maitrisées de bout en bout, avec un Bob qui semble n’avoir jamais aussi bien chanté le spleen (comme sur To Wish Impossible Things). Et en apothéose, From the Edge of The Deep Green Sea, long trip sous acide, est devenu un classique.
Bref, vous l’aurez compris, Wish pour moi est un très bon Cure, un album à réhabiliter de toute urgence.
Je n’ai donc qu’un seul voeu : réécoutez Wish !
Il est parfois des concerts comme des repas entre potes. On y va, sûr de passer une bonne soirée, mais en terrain connu. Et puis, une fois arrivé sur place, on fait la connaissance de gens qu’on ne s’attendait pas à voir, mais qui s’avèrent sympathiques et qui apportent un peu la cerise sur le gâteau d’un bon moment prévisible.
C’est un peu ce qui s’est passé dernièrement lors du concert de Mercury Rev. Le groupe de Jonathan Donahue avait eu la bonne idée de programmer en première partie les jeunots de The Uglysuit. Bien leur en a pris. Ce soir là ils délivrèrent un set convaincant et firent preuve d’une gentillesse bien agréable. D’ou l’achat du disque à la fin du concert.
Ces jeunes gens originaires d’Oklahoma délivrent une pop folk teintée par moment d’accents noisy du meilleur effet. Aussi à l’aise dans la mélodie pop qui tue que dans les longues digressions instrumentales et les constructions à tiroir, les Uglysuit impressionnent su ce premier album. Bénéficiant d’une belle production, les titres s’écoutent avec grand plaisir, oscillant entre les Shins et un Mogwai gai et acoustique :), à l’image de ce “…And we became sunshine”, extrait du jour.
A l’époque (1995), les Flaming Lips n’étaient pas encore le groupe reconnu qu’il est aujourd’hui. Tout juste étaient-ils reconnus de manière confidentielle (merci “She don’t use Jelly”). Mais à l’époque, Wayne Coyne savait déjà très distinctement là ou il voulait aller. Quitter la musique noisy pour atteindre un style unique fait de bidouillages, de mélodies en apesanteur et de textes barrés vaguement babacool, soit une incarnation très réussie de prog pop psyché.
D’où cet album, à la croisée du passé bruitiste du groupe et des divaguations planantes des albums suivants, sorte de matrice du merveilleux The Soft Bulletin.
On y retrouve donc ce sens de la mélodie à tiroir qui fait mouche, des paroles bien barrées (faut oser appeler ses chansons “Psychiatric Explorations of the Fetus With Needles” ou “Guy Who Got a Headache and Accidentally Saves the World”) et un sens de l’orchestration limite je m’en foutiste mais en fait super travaillé. Sauf qu’en lieu et place des mellotrons et autres synthés utilisés par la suite, nous avons droit à des pianos faméliques et des guitares, acoustiques parfois, en son clair de temps en temps, mais saturées le plus souvent :)
Personnellement, c’est l’album qui m’a fait découvrir ce groupe, et je le porte dans mon coeur depuis cette date. Un grand disque. La preuve avec Lightning Strikes The Postman, extrait du jour.
En ces temps de grisaille et de froid qui s’annonce, rien de tel qu’un bon vieux disque de pop ensoleillée. C’est ce que nous propose les Ruby Suns, originaires de Nouvelle Zelande, sur ce premier album paru en 2007.
Rien de fondamentalement neuf, mais un hommage appuyé et appliqué aux maitres Beach Boys, Zombies et autres groupes estampillés 60’s. Choeurs légers, harmonies vocales soignées, ballades ou ritournelles bien troussées, basse sautillante, guitares alertes, bref un “cahier des charges” éminemment bien rempli.
Et rien que ça, ben ça fait plaisir aux oreilles :)
Ce blog sort (provisoirement?) de sa torpeur pour vous faire part de la sortie du nouvel album de Roger Joseph Manning Jr intitulé Catnip Dynamite. Je ne sais pas si vous vous rappelez la chronique élogieuse que j’avais pu faire de son premier album solo (chronique dispo sur ce blog… à vous de retrouver :) ), mais force est de constater que cet opus est encore meilleur, avec les mêmes ingrédients. Soit une pop fortement influencée par la pop 60-70, avec une touche rappelant vraiment Jellyfish. Roger Manning y assure de nouveau tous les instruments et les vocaux. Tous les sons sont pensés et tombent pile poil ou il faut, dans un déluge de mélodies et d’arrangements à se pâmer. On sent le mec amoureux des sons qu’il utilise, conscient de l’impact émotionnel qu’ils peuvent provoquer, sans ironie ou position passéiste.
Un seul extrait qui devrait vous convaincre de vous précipiter acheter ce joyau, le sublime Love’s never half as good
. Et dites vous que tout l’album est de ce niveau.
Bon, après il vous faudra le commander au japon, vu qu’il est dispo que là -bas.
Il y a dans la pop de vrais barjes qui tentent les rencontres les plus improbables. Prenez Dan Snaith, alias Caribou. Ce mathematicien a décidé de se faire telescoper la luxuriance presque baroque de la pop psychedelique de la fin des 60’s à la lente secousse techtonique qui secoue le krautrock, en saupoudrant le tout d’ electronica bon teint.
Ce qui donne Andorra, un album empruntant autant aux Beach Boys qu’à BJM ou Can. Les morceaux deviennent à la fois totalement immediat et complêtement cerebraux, coincés entre rêve et réalité. Le titre Melody Day en est le parfait exemple : une ambiance tendue mais fluide, un calme traversé par moment de grandes deflagrations rythmiques, une (de) mélodie(s) à tomber et des voix murmurées superposées jusqu’au vertige.
She’s the one, est quant à elle une petite ballade sous acide, à la fois délicate, lumineuse, claustrophobe et schizo.
Un album à découvrir, donc achetez-le !
Pour une surprise c’est une surprise.
Surprise de la reformation d’abord. Car à vrai dire, pas grand monde n’attendait une reformation de ce groupe “ephémère” qui n’avait alors existé que le temps de 2 albums.
Surprise aussi par la qualité de l’album proposé par Mills et sa bande.
Car n’y allons pas par 4 chemins, cet album tient du miracle. Kula Shaker se permet, après un break de 8 ans, de nous livrer son meilleur album, et de loin. Les influences indoues ont été assimilées et ne sont plus resservies que par touches. Mais le psychédélisme pop resplendit à tous les étages de ce StrangeFolk. Le mélange basse batterie groovy / claviers vintage / guitare acides fonctionne à plein régime, et dans tous les styles (pop, folk, rock, ballade…). Les arrangements sont soignés, plus directs que par le passé, moins pompeux aussi. Et la voix de Crispian Mills n’a jamais aussi bien sonnée. Elle a gagné une certaine profondeur mélancolique qui lui sied à merveille, comme vous pourrez vous en rendre compte sur l’extrait du jour, le délicat Fool that i am.
Un des albums de l’année, et ça c’etait pas gagné au départ.
Mon pote Raphy organise une NPG Party à l’occasion de la sortie du nouvel album de Prince. Pour avoir participé à quelques unes de ces soirées, je ne peux que vous conseiller d’y aller : ambiance sympa garantie.
Rendez vous donc le 13 juillet au club Les 4 Vents à Paris (6eme).
Plus d’infos : http://www.schkopi.com
